Anjou Eco Hameaux : la suite ?

Après 5 années d’activités, des dizaines de réunions, de visites et de rencontres, et plus d’une centaine de personnes participantes, le projet en a terminé avec son étape initiale.

Le but était de faire se réunir des personnes afin qu’elles réalisent un ou des projets d’habitats groupés écologiques et économiques à la campagne en Anjou.

Aucune réalisation n’a pu voir le jour.

L’association s’essouffle dans sa vie administrative.
Et à moins que quelqu’un(e) ne décide d’en prendre la charge, le rendez-vous trimestriel d »information ne sera pas redemandé auprès d’ Habitat Différent pour 2015.

Mais l’intérêt pour ce genre de projets demeure.

De nouvelles manières de l’envisager peuvent être imaginées.

Habiter regroupés en ville est possible.

Dissoudre l’association, continuer en collectif informel, en changer le nom, aussi.

Si vous souhaitez que le militantisme pour l’habitat groupé participatif en Anjou continue en ses diverses formes, merci de signaler votre intérêt, vos disponibilités, vos compétences ou les activités que vous pourriez prendre en charge, et les responsabilités que vous pourriez assumer.

Bien écologiquement,

pour Anjou Eco-Hameaux,
François Taveau, Christian Schabel, Gillette Bourdin, Mathieu Godard, Michel Thomazeau.

 

Liens locaux pour vos questions

  • Habitat Différent (Angers, 49) qui existe depuis 30 ans ! un habitat groupé d’une quinzaine de familles avec espaces communs dont un jardin. HD ‘est l’expression de la volonté politique de ses membres de concevoir et de vivre autrement les relations avec ses voisins. C’est établir avec le bailleur d’autres liens et échanges que ceux, traditionnels, du bailleur qui loue un service (un logement). C’est la volonté d’agir au quotidien sur son habitat après avoir participé à la conception de celui-ci (cf. la petite histoire d’Habitat Différent). C’est aussi le désir d’être un pôle de ressources et un soutien pour tous ceux qui souhaiteraient se lancer dans une telle aventure. C’est surtout pérenniser ce mode d’habitat, de promouvoir sa diffusion, de développer la réflexion sur un habitat différent et de favoriser la participation à la conception et à la réalisation de projets similaires (art.3 des statuts de l’association). Voir le site.
  • Association APACHE (Association pour la Promotion des Alternatives de Constructions Humbles et Écologiques). Promouvoir l’éco-construction, les alternatives aux modèles dominants, construire ensemble, de manière raisonnée et naturelle.
  • Le collectif de particuliers EcoQuartiers d’Anjou (EQA) : Avec les conseils d’un architecte (www.arkitekto.com) co-fondateur du collectif, des projets d’habitats écologiques ont été impulsés.  Depuis novembre 2005, EcoQuartiers d’Anjou est hébergé par l’Association Alisée.  Pour l’information du grand public, EQA a mis en place, un Répertoire d’Informations regroupant Artisans, Fournisseurs, Associations et Législations existantes en lien avec la construction saine…  EQA assure une veille technique et sociétale sur les écoquartiers.  EQA propose un Code de Bonne Conduite (CBC) à tout porteur de projets d’urbanisme écologique.
  • Écoquartier les Prés : « Les Prés », c’ est une association qui s’est constituée pour la réalisation d’un projet d’écoquartier à Angers.  La  construction est achevée  et les logements ont été livrés à l’été 2013.
  • ALISEE (association Angers, 49) sur les Pays de la Loire : Créée en 1991, l’Association Ligérienne d’Information et de Sensibilisation à l’Énergie et l’Environnement (Alisée) a pour objet de fournir à tout un chacun des éléments de réflexion et d’appropriation de la question de la maîtrise de l’énergie et de l’usage des énergies renouvelables. Fondée en réaction à un projet d’enfouissement de déchets nucléaires dans le Segréen, et avec comme volonté de pouvoir proposer des alternatives au « tout nucléaire », l’association réalise des activités d’information auprès de différents publics, au niveau de la région des Pays de la Loire, et plus spécifiquement dans les départements de Maine-et-Loire et de Loire-Atlantique. Initiée par des citoyens convaincus de la nécessité d’informer et de proposer des solutions concrètes aux décideurs, l’association s’appuie aujourd’hui sur une équipe d’une vingtaine de salariés et près de 200 adhérents. Implantée à Angers, Nantes et Saint-Nazaire, l’association a créé de nombreux partenariats avec les collectivités et structures locales. Ainsi, elle participe activement à la prise en compte de la question de l’énergie dans les décisions locales, qu’elles soient collectives ou et individuelles.

 

Causerie « Habitat participatif : mais que font les banques ? »

image de la causerie

Source : http://corinnebouchoux.eelv.fr

« Corinne BOUCHOUX organise une nouvelle « causerie » le 1er décembre prochain sur le thème : « Habitat participatif : mais que font les banques ? ».

Alors que l’an dernier, on fêtait à Angers les trente ans de l’association « Habitat Différent », précurseur en termes de projet d’habitat participatif dans le Maine et Loire, de nombreux projets d’habitat participatif germent dans tout le département. Mais tous n’aboutissent pas…  Le financement peut parfois bloquer des projets pourtant viables. Les familles intéressées, aux moyens financiers hétérogènes, ont parfois du mal à obtenir des prêts auprès des différentes banques, ce qui met en péril les projets lorsqu’un bailleur social n’est pas impliqué.

Un exemple concret de projet d’habitat participatif sera présenté par l’association « Ecolodo », composée de plusieurs familles, à Pellouailles les Vignes.

Olivier Cencetti, de l’association « Echos Habitants » basée en Loire Atlantique, qui développe l’habitat participatif et coopératif, nous expliquera les montages financiers qui peuvent être réalisés ainsi que les points de blocage rencontrés.

La Sénatrice évoquera également les difficultés, pour certains porteurs de projets d’habitat participatif, à obtenir des prêts des banques sans l’aide d’un bailleur public.

Cette « causerie » aura lieu le lundi 1er décembre 2014, Salle Paul Bert, 12 rue d’Assas à Angers, à 20 heures. Entrée libre et gratuite. Un pot sera offert par Corinne Bouchoux à l’issue de cette réunion publique.

Merci de vous inscrire par courriel : h.bieri@clb.senat.fr ou téléphone : 02 41 72 82 22.« 

Ecolieux ? Une réalisation et une possibilité en Anjou ! » [réunion le jeudi soir 12 juin à Angers]

La prochaine réunion trimestrielle d’Anjou Eco-Hameaux du jeudi soir 12 juin sera consacré aux « Ecolieux ».

Josse et Christie Van Kriekinge viendront parler de leur grand domaine de Marigné (nord Anjou)

Image du Domaine de la Bernardière

Le Domaine de la Bernardière

Site internet de la Bernardière : http://delabernardiere.e-monsite.com
Fête de la nature au domaine de la Bernardière : http://www.fetedelanature.com

Et la possibilité d’un écolieu au Thoureil (en bord de Loire, 30 kms au sud Est d’Angers, 20 kms au nord Ouest de Saumur) sera évoquée de manière précise.

Image Wikipédia du village de Le Thoureil

Le Thoureil

http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-le-thoureil.html
http://www.parc-loire-anjou-touraine.fr/fr/le-parc/le-territoire

Venez participez à cette soirée…
Et pourquoi pas, vous impliquer dans ce projet !

Lieu du RDV : cliquez ici.

François Taveau.

Comprendre le changement climatique : Energie grise

Energie grise quand tu nous tiens !
Un conseiller énergie de l’association Alisée vous apprendra à décoder l’impact carbone de nos modes de consommation, en tant que pays occidentaux.
Date : 16 avril 2013
Heure : 18h30
Lieu : Institut Municipal
Prix : Gratuit
Source de l’information : http://alter49.org/node/1756

Les Rendez-vous trimestriels

Pour l’année 2014, les réunions d’information trimestrielles pour Anjou Eco-Hameaux (49, Maine-et-Loire) sont fixées aux dates suivantes :

A 20h30, le deuxième jeudi des mois de changement de saison, soient les :

  • Jeudi 13 MARS
  • Jeudi 12 JUIN
  • Jeudi 11 SEPTEMBRE
  • Jeudi 11 DECEMBRE.

Où ça ?
Chez Habitat Différent, à Angers, côté ouest, au 21 rue de La Côte de Bellevue, quartier du Lac de Maine, à l’ouest du plan d’eau.

En bus

En venant d’Angers (http://bustram.irigo.fr), deux options

  • Ligne 6, direction « Val de Maine, Bouchemaine, Chantourteau », arrêt « Lac de Maine Nautique »
  • Ligne 11, direction « Lac de Maine » ou « Z.I. de Beaucouzé », arrêt Fontaine

En voiture

Il faut venir (du sud ou du nord) par l’avenue du Lac de Maine (le long de l’immense Parc du même nom !), et à un rond point, vers l’ouest, c’est la Côte de Bellevue ! Pensez au covoiturage !

L’intérêt de ces soirées est double :

  • Accueillir et informer les nouveaux arrivants
  • Faire  le point sur la vie de l’association entre administrateurs

Au plaisir de s’y retrouver !

François Taveau, président de l’association.

Tom Rijven à Angers

Maître international de la construction paille, en conférence

[Succès de cette soirée !  55 personnes présentes. Clarté des explications. Dialogue fructueux avec l’assistance (des particuliers et des professionnels)… A renouveler ! ]Bonjour à tous,

L’association Anjou Eco-Hameaux  à le plaisir de vous inviter à une rencontre avec Tom Rijven ce mercredi  19 décembre 2012. Grâce au CAUE 49 [« Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement »], à la Maison de l’Architecture des Territoires et du Paysage [MATP], le MERCREDI 19 décembre, à 20h00.
Au 312 avenue René Gasnier, au nord d’Angers, près d’Avrillé.
Mais qui est Tom Rijven ?

En 2 minutes 42, on entre dans le vif du sujet

Des dizaines d’autres vidéos (et de longues durées !) sont accessibles sur internet : Tom parle plusieurs langues (néerlandais, anglais, allemand, français…) et a mené des projets dans de nombreux PAYS (Pays-Bas, France, Pologne, Roumanie, Tchéquie, Slovénie, Portugal, Etats-Unis, Canada…)

D’autres ressources sont disponibles :

  • Tom présente son LIVRE « Entre paille et terre » où il explique l’intérêt de la « paille porteuse » associée à la terre.
L’intérêt de ce type de construction ?
C’est de l’éco-construction particulièrement économique et rapide à mettre en œuvre.

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Au plaisir d’en discuter bientôt !

François Taveau
Président de l’association

Le réseau RAHMABAMAN : Entraide et éco-construction

« Eco-construire, vous connaissez ? C’est construire de manière écologique.

Et auto-construire, c’est s’y « coller » seul, sans le recours à des professionnels.
Alors maintenant, un « auto-éco-constructeur », vous savez ce que c’est : un homme/femme qui construit (une maison !) de manière écologique, et seul-e !

Souvent, ça amuse, interroge ou impressionne le voisinage et l’entourage (« Elle/il est marteau ! », « Trop fort ! ») et cela enferme même cette personne et son projet dans un singulier particularisme…dans une « niche » (…écologique !) !

Certain-e-s font le choix de la solitude mais pas tous, pas toutes.
Bien au contraire, c’est l’occasion pour d’autres de « faire société », c’est-à-dire d’y trouver là le moyen d’y développer du « lien social », voire d’apporter leur « petite pierre » au changement social ou de manière plus ambitieuse de contribuer à l’édification d’une « autre société ».

Maxime Vasseur, depuis sa maison « auto-éco-construite » dans le Gard (Région Languedoc-Roussillon) est représentatif de ce genre de personne.

« Ecoutons »-le présenter son association, fédératrice de ces aspirations (Extraits d’un article paru sur le site internet de la publication « Passerelle Eco »,  revue pour la permaculture et l’habitat groupé) :

« Réseau d’AutoConstructeurs : création de RAHMABAMAN. Rassembler, échanger, partager … en auto et éco-construction.RAHMaBAMaN a été créé par les autoconstructeurs d’une maison en bois.

Vous aurez peut être du mal à retenir le nom mais il est facile de comprendre le rôle que cette nouvelle association s’est fixée : être un [R]éseau d’[A]utoconstructeurs d’[H]abitats et de [MA]isons en [B]ois et [A]utres [M]atériaux [N]aturels.

1. Contexte

Au royaume du tout économique, trop souvent les marchands ou les experts se rendent artificiellement indispensables. Pour cela, par exemple, ils dramatisent une partie de la construction ou mettent en avant des exigences surdimensionnées. Nous garderons à l’esprit que l’autoconstruction constitue d’abord et avant tout une démarche d’autonomie, une grande aventure humaine et pour beaucoup d’entre nous une démarche critique de résistance et de dissidence. Résistance à notre mise sous dépendance technoéconomique, résistance vis a vis des marchands qui veulent nous convaincre de notre incompétence pour développer à l’infini nos besoins solvables.Dissidence active en se reliant aux générations précédentes et aux peuples d’aujourd’hui dissidents de la modernité, et à leur héritage.

Construire, c’est se (re)construire, individuellement et socialement.

Finalement, c’est reconquérir une part de notre humanité pour nous sentir plus humains et plus solidaires, mieux plantés sur terre et parmi les Hommes.

2. l’association permet :

-le plaisir de rencontres et d’échanges, le partage de nos expériences et de nos informations, le développement de l’entraide et de projets de groupes.

- l’affirmation d’une double priorité à l’habitat économique et écologique, à l’imagination, aux solutions et techniques les moins coûteuses en terme d’argent et en terme d’environnement.
- Une distance à l’égard du business écolo-éthique en pleine croissance.
- une formation sur un ou plusieurs chantiers pour les futurs autoconstructeurs et du coup une aide pour les projets en marche.
- la mise à disposition d’un recueil d’expériences, de fiches conseil et de fiches techniques, d’une liste de fournisseurs, d’une bibliographie et probablement d’autres ressources qui naîtront des demandes.
- la visibilité d’une démarche concrète d’autonomie et la force du regroupement. »

Près de 500 personnes, dans toute la France, ont déjà participé à « l’aventure RAHMABAMAN » depuis quelques années. Il est possible de l’intégrer à son tour et simple de contribuer à son développement : envoyez un courriel de « demande d’adhésion à l’association RAHMABAMAN » à rahmabaman@hotmail.fr : c’est…gratuit !

[merci à Maxime Vasseur et à « Passerelle éco » pour avoir donné leur autorisation à reproduire leurs textes]

Site internet du réseau : http://rahmabaman.free.fr

François Taveau. Président de l’association.

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Une « OASIS » en Anjou

 

Loin des déserts de sable, d’Afrique ou d’Asie, saviez-vous qu’il existait des « oasis » en France, et même une en Anjou ?!
C’est le paysan et philosophe Pierre Rabhi qui est à l’origine de cette nouvelle acception du terme et de la réalité originale qu’elle désigne.

 

1. PIERRE RABHI ET LES OASIS.

Né près d’une oasis dans le sud algérien, il en a connu l’aspect traditionnel : une zone de  végétation isolée en plein désert.
Avant que cela ne soit à la mode, il est venu s’installer en Ardèche au tout début des années 60′.

Associant les connaissances et savoir-faire de l’agronomie et de l’écologie, il a rendu productive des terres abandonnées.
Depuis les années 70′, il enseigne et diffuse les acquis de l’agroécologie et communique sur ses bienfaits.
C’est même à un changement global de société qu’il invite !

Il est ainsi créateur de plusieurs associations et mouvements sociaux dont
le « Carrefour International d’Echanges de Pratiques Appliquées au Développement » (« CIEPAD »), « Terre et Humanisme »,
le « Mouvement des Colibris » et le « Mouvement des Oasis en tous lieux ».

Liens internet : http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?static/biographie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rabhi

 

2. QU’EST-CE QUE LE « MOUVEMENT DES OASIS EN TOUS LIEUX » ?

C’est une réponse à la désertification rurale mais aussi aux impasses et crises de notre civilisation productiviste, industrielle et urbaine.
Il appelle à la création de lieux de vie par le recours aux richesses de la Terre nourricière, les « oasis en tous lieux ».

Un ou plusieurs foyers de femmes et d’hommes s’y emploient à mettre en oeuvre des techniques de cultures, de savoirs, savoir-faire et savoir-être, pour y gagner leur autonomie.
La réduction de leur empreinte environnementale, et leur pluriactivité, s’accompagnent d’une (re)valorisation de ces espaces où ils travaillent, vivent et habitent.

A ce jour une quinzaine d’oasis s’épanouissent en France.

Liens internet : http://oasisentouslieux.org/

 

3. « L’OASIS DES 7 CERCLES » A JARZE (49)

Depuis 2011, le Maine-et-Loire a le privilège d’accueillir une de ces oasis : http://oasisdes7cercles.com/

Catherine Nicol-Hardy et Laurent Jeauneau en sont les créateurs : http://oasisdes7cercles.com/kisomnous.html

Il la définissent comme :   « une Terre d’Accueil pour se ressourcer ».


Les 3 hectares de cette petite ferme isolée et « protégée de toute nuisance » permettent en effet :

– un « accueil familial » offrant à chacun l’occasion d’expérimenter un autre mode de vie, convivial, respectueux de l’environnement et en lien avec la nature :
http://oasisdes7cercles.com/terre/famille.html

– un « accueil de groupe » : http://oasisdes7cercles.com/terre/groupe.html

– un « accueil social de rupture », pour accueillir des personnes vivants en institutions sociales et médico-sociales, et ayant besoin de quitter un collectif souvent porteur de stresshttp://oasisdes7cercles.com/terre/social.html

 L’Oasis des 7 Cercles est également une « Terre pour faire ensemble » grâce aux propositions de « chantiers participatifs » :

http://www.oasisdes7cercles.fr/pdf/Chantier.pdf
Et enfin, particularité de cette oasis, elle est aussi une « Terre pour DANSER » !

Tous 2 professeurs de « Biodanza », Catherine et Laurent proposent cette « approche de développement humaniste porteuse de Vie, de Solidarité, et d’Harmonie »
grâce à des cours hebdomadaires et des stages à thèmes : http://www.oasisdes7cercles.fr/danser/index.html

Conclusion :
Aujourd’hui, 15 « oasis » en France dont une en Anjou, c’est bien mais…
Pourquoi pas demain, 150 en France et 10 en Anjou ?!!

F. Taveau

 

Prochaines réunions d’information d »Anjou Eco-Hameaux » [« AEH 49 »] :  jeudi soir 14 juin, à 20h30.

Où ?

Chez Habitat Différent http://hd49.wordpress.com/, à Angers, au 21 rue de La Côte de Bellevue, quartier du Lac de Maine, à l’ouest du plan d’eau.

 

 

La Fête des Colibris d’Anjou 2012

 

A travers les éco-hameaux,  c’est l’envie d’une autre vie qui est à l’oeuvre.

Le dimanche 15 avril 2012, des « acteurs du changement écologique de la société en Anjou » ont organisé une grande fête chez l’un d’entre eux, Cristian Duma.

Ouverte à tous, avec plus d’une vingtaine d’activités proposées, le succès a couronné cette initiative.

Récit d’un journaliste :

 » Ne leur parlez pas des grandes surfaces et encore mois de l’Atoll, celle qui est ouverte au nord d’Angers depuis un peu plus d’une semaine. Aux temples de la consommation débridée, lesquels entrainent dans la spirale de l’endettement bon nombre de citoyens français, les adeptes du mouvement des Colibris initiés par l’humaniste Pierre Rabhi, préfèrent « les oasis ». Les Colibris d’Anjou se sont rencontrés ce dimanche au Plessis Grammoire, au nord-est d’Angers.

 

Les Colibris, c’est un mouvement citoyen, pas un concept, accessible à tous. Une alternative au pouvoir de l’argent, que certains présentent souvent comme un mouvement de décroissance en opposition à la croissance galopante qu’on nous impose », déclarait hier François TAVEAU, animateur d’Anjou Eco Hameaux, à la Cour d’Aigrefoin au Plessis Grammoire. Un nombre important d’adeptes de cette nouvelle façon de vivre ont défilé tout au long de la journée dans ce vaste espace mis a disposition par l’un des leurs pour participer aux groupes de paroles et rencontrer des associations qui œuvrent dans le même sens.

 

Initié par Pierre RABHI, un agriculteur philosophe et essayiste d’origine algérienne, le mouvement Colibris, organisé en association à but non lucratif, est une plate-forme de rencontre et d’échange qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir pour trouver des solutions concrètes ou développent des alternatives au fonctionnement de la société de consommation.

 

Avec l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives, les Colibris encouragent l’émergence d’un nouveau modèle de société fondé sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.

 

« Les Verts se sentent proches de nous, mais nous ne faisons pas de politique. D’ailleurs nous nous reconnaissons dans aucune des propositions des candidats à la présidentielle », poursuit François TAVEAU. « D’où notre adhésion au mouvement citoyen : tous candidats pour 2012, pour montrer que nous pouvons tous réellement changer les choses ». Voir Tous candidats

 

Pas pour autant populistes, ni illuminés et encore moins sectaires, les Colibris et tous ceux qui se reconnaissent dans le mouvement n’ont pas l’intention de former un parti et de se présenter aux élections. Ils veulent seulement éveiller les consciences et surtout inviter les citoyens du monde à refonder une société dans laquelle l’argent ne constituerait pas la base du fonctionnement.

 

« Nous croyons que pour se transformer, la société a besoin de se recomposer par sa base. La politique, dans sa forme actuelle, est incapable de résoudre seule les problèmes que chacun rencontre. La difficulté à sortir d’un schéma de pensée unique fait que nous ne pouvons plus attendre des seuls responsables politiques, si volontaires soient-ils, un changement en profondeur », déclarent ces citoyens qui ne veulent plus qu’on les oblige à vivre comme l’envisagent des gouvernants qui font tous croire que pour vivre heureux il faut consommer.

 

C’est l’exemple de Laurent JEAUNEAU et Catherine HARDY qui ont décidé de s’écarter du fonctionnement classique de la société pour créer, à Jarzé, non loin d’Angers, « l’Oasis des 7 Cercles » lequel fonctionne en autosuffisance alimentaire et énergétique selon le principe cher à Pierre RABHI.

 

« Une oasis c’est un lieu de vie qui part du principe que c’est la terre qui nous nourrit et non l’argent », commente Laurent JEAUNEAU, ancien directeur d’un centre social.

 

« Nous ne sommes pas en marge de la société, mais nous voulons vivre autrement. Nous avons un ordinateur, un téléphone et un accès internet, mais pas de télévision, inutile pour s’informer », ajoute Catherine HARDY, ancienne kinésithérapeute. « Et nous sommes heureux, nos enfants aussi. Nous ne mettons pas l’argent au centre de notre vie ».

 

Ces derniers qui accueillent des personnes intéressées par leur principe de vivre ensemble, assurent l’essentiel de leurs ressources grâce à leur petite production et aux cours de « Biodanza », une approche de développement humaniste, porteuse de vie, de solidarité et d’harmonie, qu’ils assurent.

 

Pour ce couple et leurs cinq enfants, lesquels respirent le bonheur, un autre système de vie est possible et ils le prouvent. « Un centre commercial comme l’Atoll est présenté comme un idéal de vie. Le principe même d’un atoll, ça fait rêver, ça donne envie d’acheter. Mais faire envie ça ne rend pas heureux pour autant. Ça provoque beaucoup de frustrations ».

 

Pour eux vivre mieux, loin de la surconsommation, n’est pas une utopie, mais bien une réalité assumée. « Nous avons fait ce choix et nous nous sentons beaucoup mieux. Pour nous il fallait arrêter, car nous allions dans le mur. Nous avons vu que certains se débrouillaient très bien avec peu d’argent. Pour nous c’était vital », concluent Laurent et Catherine qui à défaut d’être thérapeutes, d’ailleurs ils s’en défendent, font certainement beaucoup de bien à tous ceux qui ne sentent pas heureux parce qu’ils n’ont pas assez d’argent à dépenser. »

 

[merci à Yannick Sourrisseau qui a autorisé l’utilisation de son article paru sur le site internet http://www.angersmag.info :
http://www.angersmag.info/Les-Colibris-d-Anjou-a-l-oppose-de-l-Atoll_a4693.html%5D

 

Un autre merci pour Cristian Duma et son association du « Village du Développement Durable et de la citoyenneté européenne »  sans qui cette fête n’aurait pu avoir lieu :

http://www.villagedd.eu/contact.htm

 

Photos :

Un des groupes de parole organisé pendant cette journée en pleine nature

Une société humaniste, porteuse de vie, de solidarité et d’harmonie

 

Le bonheur est vraiment dans le pré avec la danse Biodanza

 

F. Taveau

 

 

Progression du « mal-logement »

Il y a presque un an, plusieurs articles de ce site internet proposaient un bref bilan de la crise du logement en France.

En mars 2011 : « Le mal-logement : une situation endémique qui s’aggrave »
https://anjouecohameaux.wordpress.com/2011/03/16/21-avril/

En avril 2011 : « Diagnostic de non -performance politique »
https://anjouecohameaux.wordpress.com/2011/03/15/diagnostic-de-non-performance-politique/

La sortie récente d’un nouveau rapport annuel (le 17eme !) de La Fondation Abbé Pierre sur « L’Etat du mal-logement en France » permet de faire le point, un an après.
En résumé, la « progression » continue !

Des faits, des chiffres, tout d’abord :

3,6 millions de personnes sont NON ou très mal-logées.
et 10 millions de personnes SOUFFRENT personnellement de la crise du logement.

Plus précisément :
4 100 000 personnes vivent en SURPEUPLEMENT,
3 900 000 de ménages subissent la PRECARITE ENERGETIQUE,
2 600 000 LOCATAIRES sont en difficulté de paiement ou IMPAYES de loyer,
2 200 000 personnes habitent des logements PRIVES DE CONFORT,
800 000 COPROPRIETAIRES sont en difficulté de paiement,
700 000 personnes sont PRIVEES DE DOMICILE personnel,
600 000 PROPRIETAIRES sont en difficulté de paiement ou en IMPAYE de charges ou de remboursement d’emprunts,
et 100 000 ménages sont légalement EXPULSABLES.

Le mal-logement s’est donc développé, enraciné et diversifié largement.

Avec les emplois précaires, les basses rémunérations, le déremboursement des soins médicaux, la hausse des matières premières alimentaires et énergétiques, le LOGEMENT est devenue source majeure d’INSECURITE SOCIALE.

Une « lutte des places » s’est installée pour accéder à des logements plus chers et en nombre insuffisant, et des SEGREGATIONS spatiales renforcent des cloisonnements sociaux (des « ghettos » de pauvres…et de riches !).

Le logement augmente l’accroissement des inégalités entre, propriétaires « investisseurs » qui se constituent un PATRIMOINE en « défiscalisant », et ménages « modestes » ou personnes des classes moyennes, « étranglées » par des loyers élevés ou par le SURENDETTEMENT.

L’amenuisement des financements et de l’INTERVENTION PUBLIQUE dans le domaine du logement conduit également, à une mise en accusation des mal-logés (« ils faut qu’ils se responsabilisent pour s’en sortir ! ») et à une baisse de la cohésion sociale (« Chacun pour soi ! »).

Autrement dit :
Accession individuelle à la propriété comme politique nationale du logement,
+ Confiance dans les « lois naturelles » du marché, libre et dérégulé,
+ Fragilisation du logement social (financements en baisse, réductions quantitatives…),
+ Soutien au développement de l’investissement locatif sans contre-parties sociales (dispositifs « Robien », « Borloo », « Scellier »…),
= une politique du logement non sociale et le mal-logement actuel.

Conclusion : des petites solutions locales, économes et solidaires, telles que l’habitat groupé écologique à la campagne, ne remédieront pas, à elles seules, à ce fléau qu’est l’empire du mal-logement.
Mais elles permettent à des personnes d’échapper à son emprise.

François Taveau

Prochaines réunions d’information d”Anjou Eco-Hameaux” [« AEH 49 »] :

Le 3eme jeudi de chaque mois (sauf juillet – août), soient les 15 mars  et 19 avril 2012.
Le jeudi 17 mai étant celui de l’Ascension, et le jeudi 21 juin, celui de la fête de la musique, la date de réunion est transférée aux jeudis d’avant, soient les jeudis 10 mai et 14 juin.

Où  ça ?!

à 20h30, chez Habitat Différent [http://habitat.different.free.fr/quoi.htm#hab] et [http://hd49.wordpress.com/], à Angers, au 21 rue de La Côte de Bellevue, quartier du Lac de Maine, à l’ouest du plan d’eau.

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