(presque) tout reste à faire.

Explications partielles de certaines parties du projet :
a) l’habitat groupé :
– cela rassemble des personnes désireuses d’une approche alternative et collective du logement qui s’éloigne des habituelles procédures individuelles.
– Habitées par le goût de la solidarité et de la mise en oeuvre de l’écologie au quotidien, elles aspirent à un réel bien-vivre entre voisins.
– Une gestion commune des espaces extérieurs accompagne l’appropriation privé de son logement.
– Ceci étant possible, en ville ou à la campagne, et en différentes organisations juridiques (Société Civile Immobilière, copropriété, coopérative d’habitants, association, etc.).
– Un exemple en Maine-et-Loire : « Habitat différent » à Angers (17 logements).

b) l’éco-construction économique :
des figures régionales ont montré que l’on pouvait construire des bâtiments sains et performants avec des matériaux locaux et peu onéreux aux mêmes propriétés :
– Patrick baronnet et sa « Maison autonome » de Moisdon-la-Rivière, à l’est du 44,
– Thierry Baffou, à Athée en sud Mayenne (association Terres de vent),
– Tom Rijven et son savoir-faire des maisons en paille,
ont valorisés le « BTP éco » [« Bois Terre Paille » !] afin d’en promouvoir l’emploi pour l’habitat.
Un peu plus loin, le 1er éco-centre de France, celui du Périgord, est également un formidable centre de ressources sur le sujet.

c) la permaculture et les agricultures alternatives :
ces différentes techniques de « l’agriculture bio' » sont de mieux en mieux connues et pratiquées.
Non polluantes et favorisant la biodiversité, elles offriraient sécurité et autonomie alimentaire aux habitants (sans parler des importantes économies pour le budget des ménages !).
Au menu : polycultures variées, associées et étagées, le « retour » de l’arbre au jardin, optimisation de la productivité des cycles et des écosystèmes naturels…pour un moindre travail physique humain et un machinisme résiduel (finis les labours !).

d) l’auto-éco-construction collective accompagnée :
c’est une possibilité pour, dans le cadre sécurisé d’un accompagnement professionnel, faire baisser grandement le coût de l’accès au logement (et pallier aux multiples inconvénients de l’auto-construction solitaire en amateur).
Un exemple proche : « Toit par toi » dans la Vienne, non loin de Poitiers.
En donnant 50 ou 60 jours d’une année (sur les 130 à 140 jours de congés dont bénéficie en moyenne un salarié) à la construction de son groupement de maisons, on devient propriétaire de la sienne pour moins de 100 000 euros tous frais inclus.

Tout n’est pas dit et (presque) tout reste à faire.

D’autres pistes existent également pour accéder au logement autrement (notamment par des opérations de rénovation globale de bourgs).
Il reste que les dispositifs actuels d’accès au logement (logement social, accès social à la propriété) et que les nombreux, importants, écologiques (et beaux !) projets d’écoquartiers ne peuvent et ne pourront permettre à tous de se loger.

A l’image des colibris de Pierre Rabhi, chacun a sa part à faire : si la puissance publique et les collectivités territoriales accueillaient et accompagnaient favorablement des initiatives citoyennes qui complètent leur action, c’est la société globalement qui s’en trouverait gagnante.

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