Diagnostic de non-performance politique.

On peut même parler d' »échec des politiques du logements » (Alternatives économiques, février 2011) :
– dix ans après, presque la moitié des centaines de communes concernées n’appliquent pas la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain [loi « SRU »] qui consiste en une obligation de construction de logements sociaux,
– Inefficacité de la loi du Droit Au Logement Opposable [loi « DALO »] de 2007 – qui devait permettre à tous d’être logés dignement-.
– Plus d’un million de ménages sont donc attente d’un logement social – dont le financement vient de se voir réduit par centaines de millions -.
– Pendant que la promesse de l’accession à la propriété pour tous n’est qu’un rêve qui s’éloigne pour des millions de Français (les ménages pauvres sont moins propriétaires qu’il y a 10 ans),
– Inexistence (après « effet d’annonce » largement relayé par l »ensemble des médias), des « maisons à 100 000 euros » annoncées en 2005, du « Plan Marshall pour les banlieues » de 2007, et des « maisons à 15 euros par jour » de 2008.
– Et la répression de l’habitat léger et mobile.

On peut aussi en conclure qu’économiquement, le « marché libre » du logement a enrichi les riches et appauvri les pauvres.
C’est une des raisons de l’accroissement des inégalités, directe entre les propriétaires-investisseurs défiscalisés et leurs locataires aux loyers qui s’envolent (+ 40% en 10 ans alors que les prix ont augmentés de 16%).

La fracture sociale s’amplifie.

Ce triste constat (non complet, bien sûr !) étant établi, que faire ?
Le renforcer par d’autres points de vue ?
C’est possible : en témoigne le récent (et ultime !) rapport annuel du Médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, ex-ministre de l’actuelle majorité, ancien président de l’Association des Maires de France pendant une décennie, et nouveau président du Conseil Economique, Social et Environnemental – « CESE » – , qui dresse le bilan d’une dégradation continue de la société française (« …En 1995, le thème politique majeur de la campagne présidentielle était la fracture sociale. Il y avait alors une résonance citoyenne entre un projet politique et la société. Les citoyens attendaient que l’on se mobilise pour réduire la fracture sociale…En quelques années on est passé d’un espoir dans un projet collectif à son abandon… »  – entretien donné début 2011 au Nouvel Observateur – ).

Avril 2011

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